Type de site:
Grotte
Lieu de location: Contrada Petrapenta
Ville: Matera
Commune: Matera (Province de Matera)
Région: Basilicata
Pays: Italie
Site Web: https://www.criptadelpeccatooriginale.it/index.php?lang=en
Environnement naturel:
Le site se trouve dans le Parc Naturel et Archéologique des Églises Rupestriennes de Matera – l’environnement naturel est celui de la Murgia Appulo-Lucana (paysage de gorges et de collines très typique) calcaire formé par sédimentation marine avec un patrimoine environnemental très important (flore et faune – plus de 900 types de plantes) typique de la garrigue.
Eléments archéologiques du site:
Vous vous trouvez dans une grotte naturelle qui s’ouvre sur une profonde gorge karstique bordant le torrent Gravina di Picciano, dans la localité de Pietrapenta, à Matera. La structure géologique de la grotte est composée de deux formations sédimentaires d’origine marine : un calcaire massif du Crétacé et une calcarénite jaune-blanche de Calabre. À la surface de transition entre les deux formations, on peut observer plusieurs trous creusés par des moules lithophages. La grotte était le lieu de culte d’une communauté monastique du haut Moyen Âge qui s’était installée dans les nombreuses grottes situées sur le versant opposé de la gorge. Grâce à une restauration exemplaire, réalisée par une équipe de spécialistes, les « Cent Saints » ont retrouvé leur aspect originel. Ce projet, long, difficile et exigeant, ne saurait se limiter à la simple restauration d’un monument prestigieux. Il vise avant tout à établir une norme, un « code de bonnes pratiques », pour la politique tant attendue de préservation, d’entretien programmé et de gestion moderne du patrimoine rupestre de toute l’Italie du Sud. Cet oratoire rupestre exceptionnel constitue l’un des plus anciens exemples de l’art rupestre du Sud de l’Italie. Son extraordinaire cycle de fresques, réalisé cinq siècles avant Giotto, présente les caractéristiques typiques de l’art bénédictin et s’inscrit stylistiquement dans le contexte culturel lombard (VIIIe et IXe siècles). De par la valeur théologique et artistique de ce recueil pictural, l’église rupestre a été surnommée la « Chapelle Sixtine » de la peinture murale rupestre. L’humble peintre de fresques, que l’on surnomme le « Peintre des Fleurs de Matera », a illustré sur le mur du fond le récit biblique des premiers chapitres de la Genèse : Dieu le Père Créateur, la Lumière, les Ténèbres, la création d’Adam, la naissance d’Ève, le péché originel et la tentation. Sous la scène de la création, dans les trois bassins de l’abside, sont représentés les grands patriarches : les Apôtres (Pierre, André et Jean), les archanges (Michel, Gabriel et Raphaël) et la vénération de la Vierge Marie par deux saints. Ce précieux cycle de fresques, longtemps attaqué par les mousses, les lichens et les cyanobactéries, a été restauré par la Fondation Zètema, en collaboration avec l’Institut central de restauration et grâce à la participation d’experts engagés. Rendue possible grâce au soutien financier de fondations bancaires italiennes, cette restauration est devenue une référence scientifique, un modèle de bonnes pratiques pour les travaux futurs sur le patrimoine rupestre mondial.

