Chronologie des représentations rupestres: Les gravures les plus anciennes ont été datées de l’âge du cuivre et ont même été associées à la culture mégalithique. D’autres gravures sont attribuées à l’âge du bronze et à l’âge du fer, sur la base de représentations identifiées comme des boucliers. Les plus récentes datent de l’époque romaine ou de la fin de l’époque romaine. Certains pétroglyphes comportent des gravures de différentes époques et techniques, ce qui indique que les sites choisis pour exprimer cet art ont été fréquentés au fil du temps.
Description générale de la destination: L’ensemble de pétroglyphes de Casar de Palomero est l’un des plus singuliers des Hurdes, notamment en raison de la variété des motifs représentés. À Vegacha del Rozo (Azabal), on trouve, entre autres représentations, la figure d’un anthropomorphe réalisée selon la technique du piquetage, qui montre un personnage aux jambes courtes et aux longs bras pliés en angle, levés, dévoilant de grandes mains aux doigts écartés. On trouve deux autres anthropomorphes, l’un complet et l’autre en vestiges. Ce type d’anthropomorphe est fréquent dans des contextes datant de l’âge du bronze à l’âge du fer, c’est-à-dire il y a environ 2 000 à 3 500 ans. De plus, cet ensemble comporte des gravures à la ligne incisée représentant des motifs géométriques triangulaires, rectangulaires et fusiformes. On y trouve également plusieurs armes représentées, telles que des pointes de flèche, une possible hallebarde et un couteau à lame incurvée. Ce dernier rappelle les couteaux utilisés par les Vétons, un peuple de l’âge du fer qui habitait ces terres. À Lagar de la Hoya (Azabal), on observe un affleurement rocheux allongé et incliné sur le versant, qui a été gravé de différents motifs. Dans la partie la plus haute de la roche, on peut observer des motifs très schématiques rectangulaires, triangulaires et rhomboïdaux, traversés par une ligne longitudinale. De plus, il y a un long trait longitudinal, surmonté de traits courts entrecroisés. Dans la partie inférieure, les motifs sont totalement différents : on y trouve des motifs quadrangulaires, pentagonaux ou ovales, avec des cercles au centre ou des lignes longitudinales. Il s’agit probablement de la représentation de boucliers en bois de l’âge du fer ou de l’époque romaine, dotés d’umbos métalliques ou de pointes en bois, caractéristiques de cette période. Sur la base de ces parallèles possibles, nous pouvons situer chronologiquement ces gravures entre l’âge du fer et l’époque romaine. Enfin, à la Piedra de la Rueca, dans le Puerto del Gamo, nous trouvons un grand rocher proéminent offrant une vue imprenable sur le paysage. Avec sa forme caractéristique qui rappelle une chaise, il est recouvert d’un enchevêtrement de lignes droites entrecroisées gravées sur toute sa surface. D’un coup d’œil, on distingue une grille irrégulière qui occupe presque tout le rocher et, autour d’elle, d’autres représentations telles que des pointes de flèche, des arcs, des motifs en escalier, des coupelles, etc. Parmi celles-ci, une figure fusiforme se détache, ressemblant à un rouet et donnant son nom à ce site d’art rupestre. Le « rouet » est formé de trois ovales concentriques traversés par une ligne centrale. De petites cupules ont été gravées au-dessus.
Histoire du site: Dans la région des Hurdes, on connaît depuis des temps immémoriaux une série de pétroglyphes qui, par leur nombre et leurs caractéristiques singulières, ont constitué un ensemble homogène doté d’une personnalité propre au sein de l’art rupestre post-paléolithique de la péninsule ibérique. Leur découverte et leur étude préliminaire sont relativement récentes (fin du XXe siècle), et une étude systématique reste à réaliser. L’ensemble de Teso de los Cuchillos a été découvert en 1953, lorsqu’un des ingénieurs chargés du reboisement des Hurdes a remarqué l’existence d’une gravure. Par la suite, en 1956, certains d’entre eux ont été étudiés par le chercheur M. Sayans Castaños. Ce n’est qu’au cours des années 80 du XXe siècle que les pétroglyphes ont fait l’objet d’une thèse de doctorat, rédigée par María del Carmen Sevillano San José. Par la suite, certains chercheurs, tels que Luis Benito del Rey et Ramón Grande del Brio, ont repris leur étude.
Description des ressources du musée: Sur l’application (rock)ART-POINTS, vous trouverez le guide vidéo présentant les 3 sites de ce circuit rupestre : https://artpoints.prehistour.eu/points/19